Assemblée nationale du Mali : Plusieurs présidents de partis s’opposent à une seconde prorogation du mandat des députés

Peut 28, 2019 - 19:44
Peut 28, 2019 - 14:16
 0  1.6k
Assemblée nationale du Mali : Plusieurs présidents de partis s’opposent à une seconde prorogation du mandat des députés
 A un mois de la fin du mandat prorogé de la cinquième législature de six mois  (30 juin prochain), tous les regards semblent tournés vers la deuxième Institution du Mali. Une large partie de la classe politique a récemment dit leur opposition à un nouveau bail et appelle à la mise en place d’une ‘’Assemblée constituante’’. - Maliweb.net - Il s’agit, entre autre,  de Dr Oumar Mariko du Parti Solidarité africaine pour la démocratie et l’indépendance,  Moussa Sinko Coulibaly de la plateforme pour le changement,  Aliou Boubacar Diallo de l’Alliance démocratique pour le Peuple (ADP-Maliba), Dr Cheick Modibo Diarra du Rassemblement pour al démocratie au Mali (RpDM).  Ils sont des rares candidats à l’élection présidentielle du juillet-août 2018  à déclarer officiellement leurs position par rapport à une second prolongation du mandat des députés à l’Assemblée nationale. Il y a six mois,  les députés maliens   avaient voté la prorogation de leur propre mandat  à l’hémicycle suite à un avis de la Cour Constitutionnelle.  Une décision que beaucoup de leaders politiques et d’organisation de la  société civile avaient contesté en vain  avant de qualifier la deuxième Institution du pays, dans son statut actuel, d’illégitime. A un mois de la fin de cette prolongation, le gouvernement sortant et celui en cours d’exercice n’ont jamais posé aucun effort allant dans le sens de l’organisation des scrutins législatifs. Ce  retard accusé par  l’exécutif à renouveler l’Assemblée nationale  a poussé beaucoup de partis à réagir en appelant le gouvernement  à mettre en place une Assemblée Constituante. Pour Dr Oumar Mariko et Moussa Sinko Coulibaly, tous membres de la CoFoP,   à la demande   des députés,  la  Cour Constitutionnelle   n’avait pas hésité à produire un avis N°2018-02/CCM de du 12 octobre 2018, ouvrant ainsi la voie à une prorogation arbitraire de  six (6) mois du mandat de la législature en cours,  en flagrante violation des dispositions pertinentes de la Constitution du 25 février 1992. Dénonçant toujours cet avis de la Cour,  ils indiquent que la loi fondamentale ne confère, en effet, à aucune institution de notre pays de droit de proroger le mandat à terme des députés. Ainsi,  déplorant l’attitude du gouvernement à ne poser aucun acte de volonté de  tenir les élections législatives à bonne date, ces leaders de la CofoP ont lancé un appel au reste de la classe politique, la société civile, les confession religieuses et les forces armées à se joindre à elle et mettre tout en œuvre pour empêcher une seconde prorogation du mandat des députés. Aussitôt, les membres de cette coalition politique ont engagé le Président de la République à mettre en place une ‘’ Assemblée Constituante’’ composée des représentants de tous les segments du peuple malien. Selon eux, elle aura pour rôle d’accompagner le Chef de l’Etat et le gouvernement dans la gestion harmonieuse et consensuelle de la chose publique aux fins de remettre sur les rails le train du Mali. Aliou Boubacar Diallo, arrivé troisième  à la présidentielle de juillet dernier, ont épousé cette position  des leaders politiques susmentionnés. L’ADP-Maliba, en rejetant toute nouvelle prorogation du mandat de l’Assemblée nationale lors de son second congrès, appelle à la tenue des élections législatives ou à la mise en place d’une Assemblée Constituante reflétant la réalité du paysage politique au sortir du premier tour de l’élection  présidentielle  passée. Tous ceux-ci rejoignent  Dr Cheick Modibo Diarra, qui avait été le premier à proposer un ‘’Assemblée Constituante’’ pour circonscrire la crise politique qui a résulté aux lendemains de la présidentielle de juillet-Août 2018. A l’approche de cette date, le gouvernement ne montre aucun signe pouvant aboutir à l’organisation des élections législatives, qui devrait consacrer le renouvellement de l’Assemblée Nationale du Mali.  En effet, le gouvernement  ne disposerait pas de ressources financières pour organiser   dans un bref délai une élection avant la date décisive du 30 juin 2019. Sans des élections législatives ou sans la mis en place d’une Assemblée Constituante, les prochains jours pourront plonger le Mali dans une énième crise politique. Ce , malgré les efforts entamés par le Chef de l’État pour apaiser le climat social et décrisper la situation politique en procédant à la formation d’un gouvernement d’ouverture avec la nomination de certains caïques de l’opposition dans des postes ministériels sensibles. Siaka DIAMOUTENE/ Maliweb.net

Quelle est votre réaction ?

like

dislike

love

funny

angry

sad

wow