Lorsque le président du Mali commence un discours officiel,
comme lors de l’ouverture du Dialogue national inclusif, il cite un verset du Coran. Le représentant des communautés catholique et protestante du Mali au Dialogue national inclusif, estime qu’il doit éviter cela.
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Le président de la République habite la fonction présidentielle. Il a une religion. Mais lorsqu’il agit en tant que président de la République, il n’a pas de religion, parce que le président de la République n’a pas de religion », détaille Daniel Coulibaly.
Au Mali, si la majorité écrasante de la population
est de confession musulmane, il n’y a franchement pas de tensions visibles entre un musulman, catholique et protestant. Mais pour le représentant de ces deux dernières catégories de croyants au Dialogue national inclusif, l’attention est de mise, il ne faut pas trop tirer sur la corde.
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On est en train de trop tirer sur des mots. Les religions, il n’y a pas de majorité ou de minorité. La laïcité. C’est un principe », estime Daniel Coulibaly.
Au nom de ses coreligionnaires, il n’est pas en faveur de la proposition faite par un représentant du Haut Conseil islamique, lors d’un débat, que le président de la République prête serment sur le livre saint de sa confession.