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Mohamed Tabouré, et Rokia Sanogo du MP22[/caption]
Les arrestations se poursuivent dans les rangs des partisans du Général Amadou Haya Sanogo un mois après son placement sous les verrous dans la sombre affaire de la disparition de militaires bérets rouges.
La toute dernière arrestation a été enregistrée parmi ses partisans de la société civile.
En effet, ce vendredi 27 décembre deux des fervents défenseurs que compte le chef de l’ex junte au sein de la société civile, Mme Rokia Sanogo et Mohamed Taboué, tous deux membres du Mp22, (mouvement populaire pour le 22 mars) une organisation pro junte créée au lendemain du coup d’Etat de la junte de Kati.
L’arrestation de ces deux personnes (qui ne seraient pas les seules) a eu lieu au cours d’une marche de protestation organisée ce matin par certaines organisations de la société civile, pour exiger la libération de Kidal.
Cette marche partie de la place de la liberté au monument de l’indépendance, a été utilisée par certains partisans du général Sanogo, précisément Mme Rokia Sanogo et Mohamed Tabouré qui ont été pris la main dans le sac entrain de distribuer des tracts exigeant la libération sans condition de Amadou Haya Sanogo.
Les forces de sécurité qui encadraient la manifestation se sont vite découvert la manœuvre.
L’information fut communiquée à la hiérarchie qui a autorisé sur le champ l’interpellation de tous ceux qui distribuaient ces tracts.
Contrairement à certaines informations, et suite à nos recoupements, nous sommes à mesure de dire que ces deux responsables du Mp22 ont été interpellés plus pour la distribution de ces messages, que pour le simple fait de leur participation à une marche.
Mohamed Batchily alias Ras Bath, l’un des principaux organisateurs de cette marche que nous avons contacté, nous confirmé l’arrestation de Rokia Sanogo et Mohamed Tabouré.
Selon lui, tous les deux se sont écartés du mot d’ordre de la marche qui concerne uniquement la libération de Kidal.
«Quand nous sommes arrivés au niveau du Bar Mali, ils ont sortis des messages partisans, demandant la libération de Amadou Haya Sanogo. Pourtant, nous avons été très clairs.
Dans notre lettre d’invitation nous avons insisté sur le caractère non partisan de cette marche. Mais, à mi parcourt, nous avons été surpris de les voir sortir des messages exigeant la libération de Amadou Haya Sanogo. Nous leur avons dit que nous pouvons pas cautionner cette atteinte grave à l’image de la marche», nous a confié Mohamed Bathily qui venait de quitter du commissariat du 1
er Arrondissement où, selon lui, il a été appelé en début de soirée pour une confrontation de déclarations.
Mais au moment où nous mettons sous presse, nous avons appris la remise en liberté des personnes arrêtées, après des mises en garde très fermes.
Papa Sow/Maliweb.net