Lorsque la
crise du fichier électoral a éclaté, peu avant le premier tour de la présidentielle, ce sont des représentants de la communauté internationale, à Bamako, qui ont sauvé les meubles.
Parmi eux, le Tchadien
Mahamat Saleh Annadif, représentant spécial du secrétaire général de l’ONU au Mali. Il passe pour être l’un des hommes les plus informés de Bamako. Le matin, il rencontre discrètement le Premier ministre malien ; l’après-midi l’opposition, avec, pour seul objectif, celui d’
éviter le déraillement du processus électoral.
C’est un homme écouté, très influent et qui a, selon les observateurs, le mérite de rester à équidistance des camps. Annadif, comme on l’appelle ici, ne travaille pas seul. L’ambassadrice de France à Bamako Evelyne Decorps , le représentant de l’Union européenne, l’ancien président
Pierre Buyoya, représentant de l’Union africaine, ainsi que le représentant de la Cédéao sont également au chevet du Mali.
Ils ont tous contribué à arrondir les angles pour que, par exemple, le deuxième tour de la présidentielle, se tienne ce dimanche avec plus de transparence. D’après nos informations, tout ce groupe soudé a, par exemple, obtenu que dès la fin du second tour, les résultats, bureau de vote par bureau de vote, soient publiés.