Attentat au Burkina Faso : les Français tués étaient collègues de travail

Papa, je n'arrive toujours pas à y croire. Tu as succomber aux balles de ces detraquer.. Mon coeur est anéantie ? #Ouagadougou #BurkinaFaso
— Ciinthe (@Ciinthe) 16 Janvier 2016
C'est cette dernière qui a d'abord publié sur Twitter ce samedi soir un appel à témoin pour retrouver son papa dont elle était sans nouvelles.
Toujours sans nouvelle de mon papa qui était présent lors des attentats #Ouagadougou#BurkinaFasopic.twitter.com/IfRa1mb0FW
— Ciinthe (@Ciinthe) 16 Janvier 2016
Un avis de recherche qui s'est mué sur le fil du réseau de micro-blogging en un cri de détresse déchirant. «Papa, je n'arrive toujours pas à y croire. Tu as succombé aux balles de ces détraqués. Mon cœur est anéanti», écrit la jeune fille après avoir appris la terrible nouvelle.
Arnaud Cazier, 41 ans, habitait aussi dans l'Oise, à Crillon. Antonio Basto, 52 ans, résidait non loin de là, à Bosc-Hyons, en Seine-Maritime.
Céline Cazier, 44 ans, l'épouse d'Arnaud, a accepté de se confier au «Parisien-Aujourd'hui en France» malgré le chagrin. «Il m'a appelée vendredi soir à 17h42 pour me dire que tout allait bien... Il m'a prévenue que, pour une fois, ils allaient manger un bon repas ensemble avec ses collègues Eddie et Antonio. Arnaud se faisait une joie de rentrer. Ils étaient partis le 5 janvier et tous devaient reprendre l'avion dimanche soir… Nous devions fêter notre vingtième anniversaire de mariage le 30 janvier. On ne le fera pas...», confie encore Céline qui garde le «souvenir d'un mari généreux qui donnait tout ce qu'il avait et engrangeait les missions pour nous assurer un confort matériel». Arnaud Cazier avait une fille, Illona, qui elle aussi avait publié sur Twitter des appels à témoin pour obtenir des nouvelles de son papa.
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